À la fin de l’année 2025, Marion Maréchal préside le parti politique Identité-Libertés, qu’elle a créé et officialisé en octobre 2024. Anciennement vice-présidente de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, elle a quitté cette formation après son exclusion en juin 2024 pour divergences stratégiques sur les alliances électorales. Cette formation, issue du Mouvement conservateur, demeure le véhicule politique de la nièce de Marine Le Pen pour insuffler une dynamique nouvelle à la droite française en marge du Rassemblement national.
Le rôle de Marion Maréchal au sein d’Identité-Libertés
Marion Maréchal occupe la position de présidente du parti Identité-Libertés depuis sa création en octobre 2024. Elle dirige une structure qui hérite de l’architecture du Mouvement conservateur, association fondée en 2013 sous le nom de « Sens commun » et transformée successivement avant de prendre sa forme actuelle.
Aux côtés d’elle siègent Guillaume Peltier, figure centrale du mouvement, Laurence Trochu en tant que vice-présidente, et Nicolas Bay, trois des quatre eurodéputés élus initialement sur la liste zemmouriste. Cette équipe dirigeante compte également Antoine Mellies et Philippe Vardon au sein du bureau politique. Son statut de présidente-fondatrice la place en première ligne d’une formation politique qui aspire à peser au sein de la coalition de la droite française, notamment aux côtés du Rassemblement national en vue de la présidentielle 2027.
Parcours et anciens partis politiques de Marion Maréchal
Le parcours politique de Marion Maréchal épouse les grandes transformations de l’extrême droite française ces deux dernières décennies :
- 2012-2017 : Élue députée du Front national dans la 3e circonscription du Vaucluse à 22 ans, elle devient la plus jeune députée de la Ve République
- 2017-2021 : Retrait temporaire de la vie politique active pour se consacrer à des projets d’éducation, notamment en tant que cofondatrice et directrice générale de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) à Lyon en 2018
- 2019-2022 : Rapprochement progressif d’Éric Zemmour lors de la Convention de la droite en 2019
- Mars 2022 : Ralliement officiel à Reconquête!, le parti d’Éric Zemmour, où elle devient vice-présidente
- Juin 2024 : Élection en tant qu’eurodéputée sous l’étiquette Reconquête!
- Octobre 2024 : Exclusion de Reconquête! suite à son appel public en faveur d’une alliance avec le Rassemblement national aux élections législatives, suivi immédiatement par la création d’Identité-Libertés
Au-delà de l’étiquette : comprendre les nuances de son engagement
La trajectoire de Marion Maréchal révèle une singularité marquante dans la droite radicale française. Contrairement à de nombreux militants du Rassemblement national, elle n’a jamais adhéré en tant que simple membre du RN ou du Front National, excepté lors de sa première législature de 2012 à 2017. Son éloignement de sa tante s’explique davantage par des divergences stratégiques que par une rupture idéologique profonde.
L’année 2018 symbolise ce tournant : sous prétexte de créer un établissement d’enseignement supérieur, Marion Maréchal construit en réalité l’ISSEP comme un pôle d’influence idéologique destiné à former une nouvelle génération d’élites conservatrices. Le projet souffre toutefois de difficultés financières chroniques, ne survivant que par les dons d’aimables mécènes et le bénévolat massif de son équipe.
Son ralliement à Éric Zemmour demeure énigmatique. Quoiqu’elle partage avec le polémiste une conception civilisationnelle du combat politique, elle dénonce rapidement l’isolement croissant de Reconquête!. Son exclusion en 2024 intervient précisément au moment où elle juge que seule une alliance avec le Rassemblement national peut préserver les intérêts du « camp national ». Identité-Libertés représente ainsi son tentative de construire une troisième voie entre le positionnement radicalement autonome de Zemmour et la sphère d’influence du Rassemblement national dirigé par Jordan Bardella.
Au sein de la mouvance conservatrice française, Marion Maréchal partage des proximités idéologiques avec Robert Ménard, maire de Béziers depuis 2014. Les deux figures incarnent une droite identitaire assumée, défendant des positions communes sur l’immigration, l’identité nationale et les valeurs conservatrices, tout en maintenant des parcours politiques distincts entre ancrage local et ambitions nationales.
Dernières actualités et déclarations de Marion Maréchal
Coalition et stratégie électorale.
Marion Maréchal milite activement pour la formation d’une coalition de droites large en prévision de 2027, plaidant pour que le Rassemblement national demeure « le cœur » de cette alliance. Elle refuse toute fusion avec le RN, revendiquant pour son mouvement une autonomie politique distincte.
Questions fiscales et économiques.
En novembre 2025, Marion Maréchal s’oppose farouchement à toute augmentation des prélèvements obligatoires, même ciblée sur les très hauts revenus. Elle affirme que la France a atteint « tous les records » en matière de fiscalité et que l’impôt supplémentaire ne résout pas l’appauvrissement général.
FAQ
Quel est le lien exact entre Marion Maréchal et Marine Le Pen ?
Marion Maréchal est la nièce de Marine Le Pen, elle-même fille de Jean-Marie Le Pen. Les deux femmes ont entretenu une relation très proche durant la jeunesse de Marion, Marine affirmant un jour que « c’est ma fille ». Leur rupture politique intervient progressivement entre 2017 et 2022, lorsque Marion emprunte des chemins différents.
Pourquoi Marion Maréchal a-t-elle créé son propre parti politique (Identité-Libertés) ?
Marion Maréchal crée Identité-Libertés après son exclusion de Reconquête! en 2024, estimant que le parti d’Éric Zemmour s’est isolé du reste de la droite. Elle entend construire une force politique autonome capable de peser dans une coalition aux côtés du Rassemblement national, incarnant une droite « conservatrice-libertarienne« .
Marion Maréchal se présente-t-elle à l’élection présidentielle de 2027 ?
Marion Maréchal ne se présente pas directement à la présidentielle 2027. Elle soutient plutôt Marine Le Pen comme candidata légitime du « camp national », bien que la condamnation judiciaire de cette dernière en mars 2025 crée de l’incertitude quant à sa capacité à briguer le pouvoir.







