À la mi-2026, Olivier Galzi ne détient aucune carte de parti : il siège sans étiquette, classé divers droite, depuis son élection à la mairie d'Avignon au printemps 2026. L'ancien présentateur de télévision a troqué le plateau pour l'écharpe tricolore, en revendiquant une liberté hors des appareils partisans.
Zoom sur son statut actuel au sein de la vie politique
Olivier Galzi exerce désormais comme maire d'Avignon, fonction qu'il occupe depuis la fin mars 2026. Sa liste « Bon sens pour Avignon » a rassemblé un peu plus de 40 % des suffrages au second tour des municipales, devançant l'union PS-LFI puis le Rassemblement national. Dans la foulée, il prend la présidence de la Communauté d'agglomération du Grand Avignon, ce qui élargit son emprise à l'échelle intercommunale.
Son profil échappe aux cases habituelles. Les services du ministère de l'Intérieur et la presse le rangent en divers droite (DVD), une nuance qui traduit un ancrage à droite sans rattachement à une formation précise. Lui revendique une démarche de société civile : « quand on appartient à un parti, on n'est pas libre », résume-t-il pour justifier son refus d'adhérer. Cette posture explique pourquoi la question « quel est son parti ? » appelle une réponse en creux : il n'en a pas, au sens d'une carte d'adhérent.
Olivier Galzi / Sa carrière politique : les partis qui ont jalonné son parcours
Le parcours partisan d'Olivier Galzi tient en quelques lignes, car sa vie professionnelle s'est longtemps déployée loin des urnes :
- 1995-2020 : carrière de journaliste et présentateur (France 2, i-Télé devenue CNews, puis LCI), une période durant laquelle la déontologie lui imposait neutralité et impartialité.
- 2020-2025 : vice-président du groupe Edeis, un virage vers la stratégie et le développement d'entreprise, hors de tout mandat électif.
- Octobre 2025 : annonce de sa candidature à la mairie d'Avignon, sa ville d'enfance, sous une bannière de société civile.
- Mars 2026 : élection comme maire, avec le soutien de Horizons et de l'UDI ainsi que d'anciens relais de la droite locale, deux soutiens qui le rattachent à les partis classés au centre de l'échiquier sans qu'il rejoigne aucune de ces formations.
Aucun parti ne figure donc à son palmarès d'adhérent. Son entrée en politique relève d'une reconversion tardive, bâtie sur sa notoriété médiatique plutôt que sur un appareil militant.
Au-delà de l'étiquette : comprendre les nuances de son engagement
Le cas Galzi mérite une lecture fine. Pendant plus de deux décennies, le métier de journaliste lui interdisait l'affichage d'une préférence partisane : séparation de l'information et de l'opinion, respect du pluralisme à l'antenne, équilibre imposé par le régulateur de l'audiovisuel. Ce devoir de réserve professionnelle appartient désormais au passé.
Élu, il porte un projet assumé, marqué à droite sur la sécurité, la propreté et les finances locales. Le soutien affiché de la formation politique fondée par Édouard Philippe et de l'UDI dessine un positionnement de centre-droit à droite, sans que l'intéressé n'endosse leurs couleurs. Cette stratégie du « sans étiquette » lui permet de fédérer au-delà d'une chapelle, tout en gardant les mains libres pour ses choix municipaux. La nuance compte : parler d'un parti reviendrait à inventer une appartenance qui n'existe pas sur le papier.
Actualités récentes sur Olivier Galzi
Trois faits structurent ses premiers mois de mandat :
- Une bascule politique inédite à Avignon. Son élection met fin à plusieurs mandats consécutifs de la gauche dans la cité des papes, au terme d'une campagne tendue face à une liste d'union PS-LFI qu'il avait vivement combattue.
- Un démarrage sur les chapeaux de roue. Dès le premier mois, il affiche des priorités sur la sécurité, la propreté et la mobilité, avec la volonté affichée de « remettre la machine en marche ».
- Un geste sur les indemnités. Il indique avoir baissé sa propre indemnité de maire et relevé celle de ses adjoints, au nom d'un engagement à temps plein de son équipe.
Questions fréquentes sur l'engagement politique d'Olivier Galzi
Olivier Galzi est-il membre d'un parti politique ?
Non. Il siège sans étiquette et n'a jamais adhéré à une formation. Les médias le classent en divers droite, avec le soutien ponctuel de Horizons et de l'UDI.
Pourquoi un ancien journaliste peut-il désormais afficher un positionnement politique ?
La déontologie journalistique lui imposait autrefois neutralité et réserve à l'antenne. Cette obligation a cessé avec son départ de la télévision. Devenu candidat puis maire, il défend ouvertement un programme. Son statut d'élu remplace le devoir de réserve par les règles propres aux responsables locaux.







