ECONOMIE-POLITIQUE.ORG

Que devient Robert Hue, ancien leader du Parti communiste français ?
Il fut, dans les années 1990 et au début des années 2000, l’une des figures incontournables de la scène politique française. Robert Hue, ancien secrétaire national puis président du parti communiste français (PCF), s’est illustré comme parlementaire et dirigeant engagé lors des grandes réformes du parti. Après avoir mené la formation politique pendant une période mouvementée et s’être présenté aux élections présidentielles, il a pris ses distances avec la vie politique active à partir de 2017, après treize années passées comme sénateur du Val-d’Oise.
Une retraite politique engagée pour la santé en Afrique
Contrairement à d’autres anciens candidats à la présidence ou responsables historiques du PCF qui choisissent parfois une retraite plus discrète, Robert Hue n’a jamais coupé les liens avec l’engagement militant. Depuis 2018, c’est sur un tout autre terrain qu’il concentre désormais son énergie : celui de l’humanitaire en Afrique, notamment par la lutte contre la drépanocytose, une maladie génétique du sang encore trop méconnue.
La drépanocytose touche près de 15 millions de personnes sous forme sévère et cause chaque année environ 200 000 décès sur le continent africain. L’ONG Drep.Afrique, dont il est le président fondateur, aide à former les professionnels de santé locaux et facilite l’accès aux médicaments essentiels. L’engagement humanitaire de l’ancien dirigeant vient clairement prolonger ses convictions progressistes ainsi que sa première vocation professionnelle d’infirmier. Cette initiative reflète aussi l’impact qu’ont pu avoir des rencontres majeures, notamment celle avec Nelson Mandela, lui-même mobilisé contre le sida en Afrique.
Du mouvement des progressistes à la coopération internationale
Après son départ du PCF, Robert Hue avait déjà créé le Mouvement des progressistes (MdP) afin d’amorcer un renouvellement de l’offre politique, mais il estimait que la situation exigeait de nouvelles formes d’intervention sociale et solidaire. On note que ce changement de cap n’est pas sans rappeler le parcours d’autres parlementaires ayant souhaité servir autrement suite à leur retraite politique.
L’association humanitaire Drep.Afrique illustre cette évolution. Grâce au diplôme inter-universitaire créé en 2021, près de 200 soignants africains ont déjà été formés à la prise en charge de la drépanocytose. La démarche vise autant à renforcer les savoir-faire médicaux locaux qu’à bâtir des ponts entre institutions françaises et africaines autour de la prévention d’une maladie souvent négligée.
Lourd héritage politique et continuité militante
Si l’on parle aujourd’hui moins de Robert Hue dans le paysage politique français, ses interventions actuelles démontrent que l’ex-dirigeant du parti communiste français regarde toujours vers l’avenir, fidèle à une ligne de transformation sociale. Son engagement humanitaire apparaît comme une extension logique de son histoire personnelle et collective, marquée par la volonté de conjuguer progrès social et action concrète.
Ce parcours atypique souligne qu’il existe plusieurs chemins après une carrière de sénateur, de président ou de candidat aux élections présidentielles. Pour Robert Hue, la transition se fait loin des projecteurs de la politique nationale, mais au cœur d’un combat vital pour la santé publique en Afrique, aligné sur les valeurs qui l’ont toujours animé.
- Robert Hue a quitté toute fonction active au parlement et dans les formations politiques depuis 2017.
- Son association Drep.Afrique œuvre exclusivement pour la lutte contre la drépanocytose sur le continent africain.
- Sa trajectoire incarne la continuité de l’engagement progressiste hors des structures partisanes traditionnelles.
- Près de 200 professionnels de santé africains ont été récemment formés grâce à son ONG.
- La rencontre avec Nelson Mandela et le passé d’infirmier pèsent lourd dans ses choix actuels.






